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Conversion

Laura O.

Fille d’un père fidèle, Laura cachait une vie de mensonge et d’impudicité. Arrivée à Caen, Le Chemin de la Vie l’a conduite à une vraie repentance — et Jésus-Christ a triomphé.

Ma vie d’avant

Je m’appelle Laura. Je suis née dans une famille dite « chrétienne ». Mon père et ma mère sont des gens qui prient beaucoup. Surtout mon père : avec du recul, en l’observant, il agissait toujours avec rigueur et fidélité, cherchant Dieu chaque jour. En journée, après une journée de travail, il avait presque toujours un livre chrétien qu’il lisait, et la nuit avant de dormir il lisait toujours la Bible. Il suivait très peu la télévision, je dirais même que pour lui ce n’était que pour suivre les informations, et il n’aimait pas non plus qu’on s’attarde à la télévision. Il nous incitait à suivre Dieu, à prier et lire abondamment la Bible, et même quand il faisait des réunions familiales il avait toujours la Bible à côté, limite même il nous prêchait.

Moi, je n’étais pas du tout comme lui. Je suis calme de nature, beaucoup de gens pensaient que je suis une enfant bien calme et obéissante mais ce n’était pas du tout ça. J’étais une enfant bien désobéissante, c’est juste que je le cachais assez bien. Je mentais à mes parents, je volais de l’argent, de petites sommes pour que ça ne se remarque pas, mais je volais de façon accumulée. Mes parents n’aimaient pas du tout qu’on sorte aller voir des amis ou se promener, encore moins moi qui suis une fille. Je ne sortais pas beaucoup naturellement mais quand je voulais vraiment sortir aller à une fête ou aller voir des amies je mentais, disant que je vais travailler chez une amie. Étant une personne studieuse en général — parce que oui j’étais très studieuse et excellente, dans le sens où j’étais toujours parmi les 3 premiers du primaire au collège — naturellement quand je mentionnais sortir pour travailler on me laissait sortir. Donc voilà ce qu’était ma vie jusqu’au lycée.

Au lycée

Arrivée au lycée, c’est une adolescence marquée, c’est là où ma condition a empiré. J’ai intégré un lycée où j’ai été admise par concours, on appelait ça les classes renforcées de Total, c’était un programme soutenu par la compagnie Total Énergies qui finançait nos études, payait tout le matériel livré, calculatrices, ordinateurs… et on avait accès à deux programmes d’études, le programme français et le programme congolais. C’était donc un programme d’élite avec une concurrence accrue. Moi qui étais souvent parmi les premiers, en seconde j’ai eu 14 de moyenne et j’étais 14e, ça en dit long sur la concurrence.

J’ai grandi sans téléphone (les parents ne permettaient aux filles de la famille de n’avoir un téléphone qu’après le bac), mais j’ai eu mon téléphone quand j’étais en classe de première parce que je faisais un bac français et le programme demandait à ce que j’aie un téléphone. Avant, je ne m’intéressais pas trop aux relations amoureuses, mais j’ai commencé ma première relation à distance avec un garçon que j’ai connu sur Facebook, ensuite j’ai enchaîné avec d’autres relations, certaines physiques, d’autres à distance, et j’ai en même temps découvert le monde du sexe, pas en passant à l’acte mais en regardant des images, des films à caractère pornographique. C’était sur la plateforme Telegram, j’avais souvent tendance à télécharger des films et séries et je suis tombée sur d’autres canaux, et ma curiosité a fini par me tuer.

Mais j’étais quelqu’un qui priait un minimum, je savais que ce que je faisais n’était pas bien et je me sentais mal après avoir regardé, mais j’étais déjà comme enchaînée parce que j’y retournais quand même.

Un baptême sans vraie repentance

En 2022, quand je préparais mon bac et en même temps mon voyage pour venir en France, je rencontrais certaines difficultés dans les études et pour mon voyage. J’ai commencé en même temps à vouloir me rapprocher plus de Dieu, à avoir une relation avec Lui. J’ai intégré la chorale de mon église mais le responsable mettait l’accent sur le baptême pour pouvoir servir Dieu. De base je disais que j’allais me baptiser plus tard, je voulais d’abord profiter de ma jeunesse comme les autres, parce que je savais que le baptême était quelque chose de sérieux, mais j’avais aussi ce désir de me rapprocher de Dieu, du coup j’ai pris mon baptême en 2023. J’étais ce même jour partie dans ma chambre, aller dire au Seigneur que je Lui appartiens, qu’Il m’aide à sortir de ce monde d’impudicité, à arrêter avec les chansons mondaines parce que j’en écoutais énormément. J’ai en même temps supprimé toute la playlist dans mon téléphone. J’étais enthousiaste à ce moment-là, désireuse de vraiment me rapprocher de Dieu. C’était aussi une période un peu sombre de ma vie où ma vie était comme sur pause, rien n’allait comme je le voulais, je voulais donc plonger dans les bras de Dieu.

J’ai commencé à voir du changement, je trouvais un désintéressement vis-à-vis des chansons mondaines, à ne plus voler… mais ce n’était qu’un changement à moitié, le reste des autres péchés était quand même là. Je me battais avec le mensonge, la pornographie parce que ça c’était vraiment une chaîne, et en ce qui concerne les relations amoureuses j’avais un copain à ce moment-là, pour moi c’était tout à fait normal. Je ne le voyais pas comme un péché tant que je ne donnais pas mon corps, le fait de me préserver me faisait croire que j’étais différente mais je me trompais. J’ai donc continué à tomber dans le péché, me relever en demandant pardon à Dieu puis replonger encore, et cela jusqu’en 2024… J’étais déjà en France mais je n’avais pas fréquenté parce que l’école ne voulait pas me recevoir, disant que j’étais arrivée trop tard, les cours avaient commencé depuis 3 semaines. Là j’étais littéralement en dépression, bien que j’étais en France mais ma situation était au plus bas. J’ai recommencé à écouter les chansons mondaines, je suis même allée en boîte de nuit avec des amis à mon frère pour un anniversaire.

À Caen, une vraie rencontre

Fin août 2024, je devais changer de ville, j’avais été admise à l’université de Caen. Mais avant d’arriver à Caen je devais rester à Paris parce que ceux qui devaient m’héberger y étaient pour un temps pour des événements de leurs églises. C’était aussi l’église de mes deux grands frères et ils voulaient aussi que j’y assiste. Je suis donc arrivée à Paris et j’ai dormi chez des frères de l’église. Il y avait un culte spécial le lendemain, j’y suis donc allée, j’étais en mode découverte, le fonctionnement de l’église était un peu différent de celle que j’avais laissée au pays. J’ai fait connaissance avec quelques frères. Ils étaient très accueillants et j’ai fait la connaissance de celle chez qui je devais vivre le jour du culte, je ne la connaissais pas, elle et son mari. J’étais assise à côté d’elle. Il y avait la prédication et un témoignage, mais vraiment je ne faisais pas trop attention à ce qui se disait… ensuite on a demandé ceux qui veulent donner leur vie au Seigneur. Du coup Samantha (celle qui devait m’héberger) me posait des questions, voulant savoir si j’ai déjà donné ma vie à Jésus. Je lui ai dit que oui, je suis même baptisée, elle n’a pas trop insisté sur le sujet.

Arrivée à Caen j’ai rencontré les frères de l’assemblée de Caen, parce que comme par hasard j’étais dans la maison pastorale. L’idée d’y être ne me plaisait pas trop mais j’ai compris que cela venait du fait que je ne leur ressemblais pas. Je voyais ces gens autour de moi qui arrivaient vraiment à vivre sans péché et même ayant l’assurance du salut que je n’avais pas. Samantha m’a confié un livre à lire, Le Chemin de la Vie, qui m’a montré une vision claire de ce qu’est le péché, de ce que devrait être un vrai chrétien, de comment sortir du péché tout simplement en confessant tous les péchés dont on se souvient et en croyant que Jésus-Christ est celui qui sauve du péché, en considérant le prix à payer pour suivre Jésus-Christ et en L’invitant dans notre vie.

Bien qu’à ce moment-là je n’avais pas de relation amoureuse, j’ai aussi compris que ça faisait partie des péchés, que je blessais Dieu. Ce livre a été comme une conviction pour moi qu’il fallait que je refasse correctement ma repentance pour avoir une relation avec Dieu et que je reprenne le baptême d’eau, et cette fois-ci un véritable baptême pour une véritable relation avec Dieu. J’étais déterminée. Je l’ai fait.

Et me voilà aujourd’hui avec l’assurance du salut que je n’avais pas. Avec cette capacité de lire ma Bible comme mon père le faisait, en faisant de cela une habitude. Plus important, le mensonge c’était fini pour moi, l’intérêt pour les chansons mondaines, j’avais une autre vision des relations amoureuses selon Dieu. Je n’étais plus en couple à ce moment-là mais si je l’étais j’aurais mis un terme à ma relation parce que ce n’était pas une relation comme Dieu le veut… À peine j’avais réellement donné ma vie à Jésus, mes amies du lycée voulaient me mettre en couple avec quelqu’un en France, elles insistaient trop, du coup j’avais commencé à discuter avec le garçon mais je me sentais trop mal à l’aise vu l’engagement que j’ai pris auprès de Dieu, et je dirais même que cela venait de l’Esprit de Dieu qui habitait en moi. J’ai mis fin à cette relation que j’ai failli entamer avec ce garçon, je lui ai fait mon témoignage et je lui ai dit que je ne peux pas me mettre dans une relation que Dieu ne cautionne pas. Et j’ai par la même occasion dit clairement à mes amies de ne plus tenter quoi que ce soit pour me mettre en couple, c’est contre ma nouvelle nature. Et quant à la pornographie, ça s’est fait progressivement avec les enseignements que j’ai reçus. J’ai vu la racine qui me faisait tomber dans ces images pornographiques : c’était les sites de scans, de mangas. Ce n’est pas que je cherchais à tout prix ça, mais c’est quand je partais sur ces sites-là pour lire les mangas que je tombais sur ces images et cela m’incitait à aller voir, c’était plus fort que moi — mais pas plus fort que Dieu, qui m’a montré que si je veux m’en sortir il faut que j’arrête tout simplement d’en lire. Du coup j’ai arrêté d’y aller, je n’en lis plus et je me porte beaucoup mieux maintenant, car Jésus-Christ a triomphé dans ma vie ! Amen !